Depuis des
millénaires, les hommes utilisent les plantes, pour combattre certaines maladies, ou tout simplement pour acquérir plus de vitalité. Les animaux, eux-mêmes, savent trouver dans la nature, les
plantes utiles à leur santé. Ils sont en mesure, notamment, de reconnaître des plantes riches en oestrogènes ou en progestérone. Depuis que l'homme s'est sédentarisé, et industrialisé, il s'est
éloigné de la nature, et des richesses qu'elle peut lui apporter, et, il ne sait plus identifier ce qui est utile ou nuisible pour lui.
40 à 70% des médicaments proviennent de substances naturelles, d'origine animale ou végétale.
L'ethnopharmacologie est une voie prometteuse, qui a déjà porté ses fruits. Les voies d'exploration pharmacologique de la biodiversité et le criblage systématique sont en pleine expansion.
La collecte systématique des espèces sur des terrains offrant une flore très diversifiée (Madagascar, forêts tropicales de Bolivie et de Guyane), ou une riche faune marine (Nouvelle-Calédonie), et une identification taxonomique, afin d'isoler des molécules bioactives, sont actuellement largement exploitées dans le secteur de l'industrie pharmaceutique..
Deux antipaludéens majeurs : la quinine, extraite du quinquina (Cinchona, arbre de la cordillère des Andes), et l'artémisinine, extraite de l'armoise annuelle (Artemisia annua, herbacée de Chine).
Plus de 7 000 composés médicamenteux de la pharmacopée occidentale sont extraites de plantes : la morphine est un analgésique extrait du pavot Papaver somniferum, l'aspirine ou acide acétylsalicylique, dérivé de l'acide salicylique, extrait du saule, l'AZT (azidothimidine), dérivé synthétique utilisé dans le traitement du SIDA, provient d'une molécule sécrétée par une éponge des récifs coralliens des Caraïbes. Les gymnochromes, pigments bromés isolés du Gymnocrimus richeri (Crinoïdes) sur la ride océanique de Norfolk en Nouvelle-Calédonie, sont les premières molécules inhibant in vitro la réplication du virus de la dingue.
La majorité des médicaments, mis sur le marché, par l'industrie pharmaceutique, est constituée de plantes,
malheureusement, force nous est de constater la présence d'additifs, pour certains très nocifs pour la santé (néphrotoxicité, hépatotoxicité, etc.). D'où l'intérêt de connaître les plantes
et de les utiliser à bon escient, afin de réduire notre consommation de substances délétères pour l'organisme.
Ecrire un commentaire - Voir les 2 commentaires